Au Passe Gain ça pousse bio !

La Seguiniere (49) La ferme Passe Gain

Suite au confinement et en raison des difficultés rencontrées par les entreprises, les financements d’entreprises privées qui soutiennent les projets « arbres, et biodiversité » ont été annulés et reportés à l’année prochaine. Or, nous ne pouvons attendre plusieurs années pour planter. Nous avons besoin de vous pour nous aider à développer l'activité de la ferme et pouvoir créer les emplois d'Anne-Claire et de Vincent !



Une histoire collective

Notre ferme « Passe Gain », se situe à La Seguiniere dans les Mauges, près de Cholet, dans le Maine et Loire, proche de la Vendée sur 140 ha.

La ferme est entretenue par notre famille depuis plusieurs générations. Mon frère Laurent s’est installé en 1992 sur la ferme familiale, en tant qu’éleveur de vaches allaitantes. Passionné par la faune et la flore, il a tenu à préserver notre écosystème sur la ferme , et à participer à la sauvegarde des races locales (rouge des prés et chèvres des fossés).

Et, moi Anne-Claire, après des années de travail dans le social, je souhaite me reconvertir et retourner à la ferme.

 

 

Le projet de Laurent c’est : des animaux, des arbres et de la biodiversité !!

Les vaches sont élevées en pâturage tournant et sont au champ 11 mois de l’année. Les animaux cohabitent sur des parcours en plein air (oies, poules, canards).

Ils se nourrissent  d’insectes, de céréales, de végétaux, issus de la ferme. Eux même, aidant à fertiliser le sol.

Depuis la fin des années 90, plus aucun engrais n'est utilisé.

  • Des haies ont été replantées.
  • Un étang est venu s'ajouter au paysage de la ferme dans les années 2000.
  • Un boisement de 3 ha a été planté
  • un champ en agroforesterie a été créé sur l'exploitation en 2011,
  • suivi d'une restauration des zones humides et des retenues d'eau.

 

 

Ces implantations naturelles aident vaches et chèvres à entretenir les lieux. Elles permettent également la préservation et le développement de la biodiversité de la faune et de la flore.

La ferme s’est convertie au cahier des charges Bio en 2015. Laurent a commencé à vendre ses produits avec la mention AB en 2017, certifié ECOCERT.

 

Le maraichage : une aventure qui a démarré en 2019

Terre d’élevage, le maraichage est devenu un pari fou : celui de proposer des légumes toute l’année, cultivés en sol argileux.

Mon frère laurent a démarré, en plus de son activité d’éleveur, une activité de maraîchage en plein champ (légumes d’hiver). 5000 m² de légumes de plein champ, ont donc été cultivés sur une ancienne prairie, uniquement fertilisés par le fumier des animaux de la ferme. Un pré verger a été planté en fevrier 2020, chantier suivi par "Mission Bocage" avec l’aide de bénévoles.

Et une première serre a vu le jour, au printemps 2020.

Les légumes ont été vendus auprès des magasin Bio locaux (BIOCOOP, "Mme Bocal & Mr Vrac"), et auprès des épiceries associatives.

 

Objectif : des bons produits et de la convivialité !

Notre volonté est de proposer des produits savoureux, diversifiés et de qualité, respectant le rythme des saisons et des animaux. Bref, de la viande, des légumes, des fruits et des œufs. Tout ce que l’on pouvait trouver dans notre ferme autrefois.

Pour cela, il nous semble essentiel de partager notre coin de paradis au public pour créer du lien social autour de nos valeurs : simplicité, partage, respect de la nature et des hommes.

 

C’est lors des ventes à la ferme, que nous pouvons communiquer sur notre travail en agro-écologie, et échanger

  • avec les consommateurs,
  • Auprès des associations qui nous soutiennent (Les colibris du choletais, groupe local de consommateurs, « jardin de la paix », participants aux chantiers participatifs)
  • Auprès des étudiants « en gestion et protection de la nature » d’un lycée avec qui nous sommes partenaires depuis plusieurs années
  • Et auprès des woofeurs qui viennent parfois nous rendre visite

 

 Ce qu’il reste à faire : faire du maraichage en agroforesterie 

 


 Nous souhaitons avec Vincent, nous installer sur la ferme, et travailler avec Laurent. Mais pour que nous puissions réussir à financer mon poste à plein temps et celui de Vincent plus tard, nous avons besoin de développer l’activité.

Pour cela, il nous faut :

  1. Implanter 2 autres serres et augmenter la surface de maraichage sur 2 ha. Notre sol « argileux » ne nous permet pas de cultiver des légumes primeur en plein champ. Avec les serres froides, nous pourrons produire des légumes de saisons plus tôt et aussi  proposer une multitude de variété de légumes Bio non CMS.

 

  1. créer une mare (réserve d’eau de pluie) et installer un système d’irrigation pour ainsi augmenter la capacité d’arrosage via une pompe d’irrigation, tout en limitant la consommation d’eau. Mais aussi pour attirer les insectes, les oiseaux, les amphibiens, tous les auxiliaires qui pourront nous aider dans la production et la défense de nos légumes (protégés par des filets).

 

  1. Planter des arbres et petits fruits.  Avec la plantation de petits fruits, nous allons pouvoir proposer d’autres produits frais (fraises, framboises, cassis, groseilles, mures,…) et transformés (confitures, et jus de fruits). Les arbres quant à eux, vont nous aider à :
  • à s’abriter du vent
  • à préserver la ressource en eau
  • à Limiter l’érosion des sols
  • à recapitaliser les sols en carbone, en apportant de la matière organique grâce à la décomposition des feuilles, des branches, des petites racines et BRF (bois Raméal Fragmenté) utileS pour le maraîchage en sols vivants.
  • A Diversifier la production en y associant la faune, en Utilisant les auxiliaires ( insectes, oiseaux et autres animaux,)

 

  1. Développer l’accueil paysan en Aménageant un espace pour le public :
  • pour développer la vente directe à la ferme, accueillir d’autres producteurs et proposer des produits bio aux familles et personnes isolées
  • En créant un espace paysager végétalisé mellifère, qui permette à chacun (petits et grands) de se reposer, de partager un moment convivial, de profiter de la ferme, pour se ressourcer, le temps d’une visite.

 

 

A quoi servira l'argent de la collecte ?

  • Avec 6000 € on peut implanter 2 serres d’occasion, équipés en goutte à goutte, recouverts d’une bâche neuve
  • Avec 11000 € on pourra créer une mare/réserve d’eau de pluie, et installer un système d’irrigation économe en eau
  • Avec 14000 € on pourra planter des arbres et des petits fruits, pour les proposer à la vente
  • Avec 15000 € on pourra aménager un espace paysager, végétalisé, pour offrir un espace détente et partagé et me permettre de passer à temps plein !

 

Pourquoi le crowdfunding ?

J’ai dépassé l’âge limite pour prétendre aux aides à l’installation.

Aussi, la crise sanitaire a montré la volonté des consommateurs locaux à se rapprocher des circuits courts. Nous sommes au milieu d’une région spécialisée en élevage, et il y a très peu de maraichers bio sur notre secteur.

Les quelques personnes qui ont pu bénéficier de nos produits cette année, attendent nos prochaines récoltes avec impatience.

Grâce au crowfoundng, nous pouvons mieux expliquer notre projet et notre volonté de préserver la vie de la ferme et sa biodiversité. Notre ambition est de faire revivre la ferme d’antan, lui redonner tout son éclat, et maintenir le paysage bocager. Nous tenons à faire partager notre travail, et proposer nos produits. C’est important pour nous que nos clients savent ce que nous faisons et nous soutiennent, pour nous encourager à atteindre notre but.  Et parce que nous avons besoin des uns et des autres et que la vie continue !

 

Les bonnes raisons de contribuer à ce projet :

  • Diversifier les produits de la ferme et proposer de bons produits, parce que « manger doit rester un plaisir »
  • Soutenir les circuits courts pour limiter les transports et réduire l’empreinte carbone, et créer du lien social entre producteurs et consommateurs.
  • Sauvegarder un patrimoine rural
  • Entretenir l'écosystème. Exemple : La mare permet d’accueillir des oiseaux, de lieu d’abreuvement pour tous les animaux, c’est un réservoir de biodiversité (amphibiens, libellules, plantes aquatiques). Elle contribue au patrimoine naturel.
  • Sensibiliser à la faune et la flore
  • Permettre à d’autres porteurs de projets, de nous rejoindre et créer ainsi d’autres emplois, comme celui de Vincent : et créer une dynamique collective de producteurs et consommateurs. 

 

Qui sommes nous ?

 

Anne Claire

J’ai grandi à la ferme, où je n’étais pas destinée à travailler en tant qu’agricultrice. Je me suis dirigée vers le social. J’ai voyagé au Canada, et ai travaillé dans l’insertion professionnelle pendant plusieurs années en France. Mais depuis les années 2010, l’envie de venir à la ferme, s’est fait de plus en plus ressentir. Le projet a muri. J’ai réalisé un BPREA en 2016.

Intéressée par la maraichage, et voulant participer à la préservation de l’environnement local et rural, j’ai décidé de poursuivre l’aventure. J’ai donc réalisé une année de stage Paysan Créatif et ai travaillé chez 2 maraichers locaux Bio pour apprendre le maraichage en Agriculture Biologique.

J’ai aussi fait des formations en maraichage Sols Vivants (méthode Jean Martin fortier) et influencée par la ferme du Bec Hallouin).

Il m’a fallu apprendre des gestes qui jusqu’alors, m’étaient inconnus. Et trouver ma place, en tant que femme en reconversion professionnelle. Mon rêve serait d’allier la ferme à l’accueil social et rejoindre mon frère sur l’exploitation.

 

Laurent 

J’ai grandi sur la ferme familiale. J’ai eu un BPA « polyculture Elevage »  et  un CCTAR. Puis j’ai travaillé  en tant qu’ouvrir agricole avant de m' installer en 1992, en tant qu’éleveur de vaches allaitantes (J’avais 23 ans). Influencé par les méthodes agricoles d’André Pochon, pionnier dans l’agriculture durable, j'ai toujours été attiré par la biodiversité, j’avais à cœur de multiplier les habitats faune et flore pour attirer les espèces.  Mon souhait est de diversifier l'activité agricole et créer un collectif.

 

 

Vincent

Grâce au développement de la ferme, nous pourrons accueillir Vincent ! " J’ai une formation générale agricole, et j’ai travaillé en tant que commercial de produits carnés, puis j’ai évolué vers le métier d’éducateur spécialisé en protection de l’enfance. Depuis 2 ans, je m’ intéresse à la permaculture et j’aimerais faire de l’accueil social paysan. J’ai démarré un stage paysan créatif cet automne pour préparer mon installation au Passe Gain en 2021."

 

En savoir plus :

EARL DE LAJOANNE
Le Passe Gain
49280 La Séguinière

 



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