Retour aux sources d’une ferme modèle

France, Verteillac (24) David Bonnin

Aidez David à faire renaître une ferme du XVème siècle en y installant une production maraichère sur sol vivant.



Mes valeurs et mes motivations

J’ai eu trente ans l’année dernière et depuis quelques temps je m’interrogeais beaucoup sur le sens de mon métier. Inquiet pour notre avenir, et nourri d’un sentiment important d’impuissance, je voulais agir pertinemment pour rendre notre futur plus durable.

J’avais conscience de l’impact négatif de l’agriculture conventionnelle et intensive sur le plan environnemental et social. J’ai toujours aimé les plantes et le travail au jardin, je voulais vivre d’une activité qui me plaise, et surtout qui ait un réel sens pour moi. Quitte à gagner moins en confort financier mais plus en confort spirituel, j’ai décidé de devenir maraîcher bio.

J'ai quitté mon employeur et suivi un BPREA en arboriculture et maraîchage. Et depuis que j’ai pris cette décision, les connaissances que j'acquiers, les stages que je suis, les ouvrages que j’ai lus et les rencontres que je fais, me confortent pleinement et de plus en plus dans mon choix. Par mes pratiques, j’ai envie de prouver l’efficacité et la viabilité des techniques innovantes qui sont développées dans le monde de l’agriculture biologique et paysanne. Je veux être acteur du changement.

 

Le lieu : la Meyfrenie

Mon amie est architecte sur la commune de Verteillac (24310). Son employeur, Alain de La Ville, est propriétaire de la Meyfrenie, un corps de ferme abritant un centre équestre. Alain et son épouse, sont tous deux ouverts à l’agroécologie et à la permaculture, nous partageons les mêmes idées en termes de transition agricole. Leur volonté est de redonner une vocation agricole à la ferme suite à l’arrêt de l’activité du centre équestre. Ils m’ont proposé l’hiver dernier de prendre part à leur projet, en créant un atelier de maraîchage sur une parcelle de 2 hectares du domaine, en fermage sur 9 ans.

Le site se trouve dans une région majoritairement agricole, à dominante céréalière. Par la richesse du patrimoine historique de son territoire, le Verteillacois est également un secteur touristique, prisé notamment par les britanniques.

La densité démographique du territoire est faible, ce qui peut induire une certaine contrainte économique et sociale.  Il existe néanmoins une dynamique croissante, notamment autour du lien social et de l’alimentation, grâce à l’implication des consommateurs et acteurs du territoire.

 

 

Mes objectifs 

Le système de production que je souhaite mettre en place est un atelier de maraîchage bio diversifié.

Dans un premier temps, je produirai une vingtaine de légumes sur 0,5 hectare, dont environ 1000 m² sous abris. Des haies fruitières (arbres fruitiers et petits fruits / légumes vivaces) seront implantées entre les parcelles de cultures maraîchères, afin de tendre vers la permaculture et l’agroforesterie maraîchère.

Mes modes de commercialisation 

  • Vente à la ferme. La situation géographique de la ferme est un atout maître pour ce mode de commercialisation, étant au bord d’un axe de circulation passant et proche du centre bourg.
  • Vente au marché de Ribérac. Marché alimentaire situé à 10 km de la ferme.
  • Vente via la plateforme Isle Mange Bio. Plateforme de distribution de produits « biolocaux » en Dordogne et Gironde à destination de la restauration hors domicile. C'est un outil collectif qui contribue au développement de l'agriculture biologique sur les deux départements.

 

Chiffres clefs

Le plan de financement de l'exploitation est le suivant:

Grâce à mes apports, les subventions du département et le prêt Blue Bees je parviens à financer mon installation sans contracter de prêt bancaire. La Dotation Jeunes Agriculteurs (DJA) sert à compléter la trésorerie nécessaire au démarrage de l'activité. Pour la toucher, il faut avoir entre 18 et 40 ans et présenter un plan de financement sur 5 ans permettant de dégager un SMIC net annuel à son terme.

La croissance du chiffre d’affaires s’explique par la progressive mise en culture des 2 hectares.


Ma première année d’activité, j'estime obtenir un chiffre d'affaires de 18 000€.  Je pourrai rembourser les annuités du prêt Blue Bees (5000€ par an). Mais je ne pense pas dégager de revenu la première année. Mon amie est salariée et nous pourrons vivre grâce à ses revenus. Je pourrai dégager un revenu de 4000 euros la deuxième année, puis 13 700 euros les années suivantes. 

La répartition du CA entre les différents modes de commercialisation est la suivante :

Plus de détails sur le modèle économique du projet dans l’onglet “Documents” en haut de page.

 

A quoi va servir l'argent du prêt participatif ?

En 2017 je compte acheter le matériel suivant grâce au prêt Blue Bees pour développer mon atelier de maraîchage.

 

3 bonnes raisons de me soutenir

  • Participer à la renaissance d’une ferme modèle
  • Soutenir le développement du bio, local, produit sur sol vivant
  • Aider à prouver l’efficacité d’un nouveau modèle agricole

 

A propos du porteur de projet

2015 - 2016 : Formation agricole BPREA maraîchage et arboriculture biologique au CFPPA de Périgueux
2013 - 2015 : Technicien expert en hygiène antiparasitaire
2010  - 2013 : Conseiller en vente en jardinerie                 
2008 - 2010 : Brevet de technicien supérieur en management Qualité – Sécurité – Environnement

 

Echéancier

Le prêt sera remboursé par trimestre sur 4 ans, avec un différé d'un an. Donc le premier remboursement interviendra le 30 décembre 2017. Le prêt sera à taux zéro pour le porteur de projet, et rémunéré à 2% pour les contributeurs grâce à nos partenaires mécènes du concours Fermes d'Avenir. Les frais de gestion de Blue Bees seront également financés par les mécènes  du concours.

 

 

En savoir plus

 

 

  Prêter présente un risque de non remboursement : diversifiez bien vos prêts et  prêtez uniquement l'argent dont vous n'avez pas besoin à brève échéance.

 



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