Le P’tit Vert du Nord, un sacré cornichon !

Landrethun-les-Ardres (62) Julien Magniez

Julien est un entrepreneur qui voyage. Aujourd'hui, il pose ses valises dans son pays natal, reprend le petit domaine familial du Pas-de-Calais, pour produire des cornichons et bien d’autres belles choses.

 



Je m'appelle Julien MAGNIEZ, j’ai 29 ans, et je suis tout fraîchement installé à mon nom sur le petit domaine agricole familial de 3 hectares dans le Pas-de-Calais. Retour aux sources, après 8 ans à Bordeaux, où j’ai fait mes études et où j’ai monté ma boîte « Le comptoir des vins du vieux monde ».

J’en avais ras la casquette d’entendre beaucoup de Français se plaindre, que plus rien n’avait de goût, que plus personne ne voulait faire ces métiers durs, j’en avais assez de voir tous ces maraîchers arrêter sans avoir de successeurs, et je me suis décidé à retrousser les manches, retourner au village et mettre les mains à la pâte pour produire les plus beaux fruits et légumes possible, les plus goûteux, en vendre une bonne partie sur nos marchés locaux que nous faisons depuis trente ans et transformer le reste en beaux bocaux pour les envoyer à Paris, à Bordeaux, à Bruxelles, à Francfort, à Vienne, à Londres… pour faire voyager des messages sur le Pas-de-Calais et sur la France jusque là-bas. Les beaux produits, comme le vin, cela sert aussi à parler du lieu d’où ça vient, du type qui l’a fait, et de la manière dont ça a été fait, et cela me passionne !

 

C'est où dans le Nord ?

Je suis installé dans un petit village de 600 habitants, à la louche, qui s’appelle Landrethun-les-Ardres, à l’extrême nord du pays, un pas de plus, ou presque, et vous tombez dans la Manche, attention, elle est plutôt fraîche, disent les mauvaises langues. Cet été a été magnifique, et j’ai croisé sur les marchés de la Côte d’Opale des Milanais et même des gens du Cap-Ferret, ça doit donc être quand même sacrément joli aussi chez nous…

Le village est connu depuis quelques générations pour la culture de la fraise. Mon arrière-grand-père, mon grand-père, mon père, en ont toujours produits. Nous sommes en plein dans une zone bien verte, le Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale

 

Mon projet : faire revivre une campagne française, avec une optique humaine, écologique, esthétique

Ma manière de travailler
  • Pas de robot, le moins possible de technique, et la technique la plus légère (j’ai étudié dans une école où Jacques Ellul était professeur pendant longtemps, et sa pensée m’a influencé.),
  • Nous avons toujours tout fait nous-même jusqu’à présent, mais la remise en production nécessitera un recours à de la main d’œuvre extérieure : locale.
  • La production se fera dans les clous d’un mode biologique le plus poussé possible, en réfléchissant à ce qui est fait, en tentant toujours d’améliorer les choses, en expérimentant, et en allant voir les essais des collègues en biodynamie/agroécologie/permaculture/maraîchage sur sol vivant.
  • Des variétés anciennes locales et traditionnelles, qu’il faut continuer à faire vivre, et des variétés modernes très qualitatives, plus résistantes aux conditions climatiques actuelles, et aux maladies apparues depuis plus d’un siècle. Disons que ce sera du 50/50, selon la saison, je serai tout de même dans le Pas-de-Calais, ce qui suppose un printemps et un automne parfois incertains... Et sur mes marchés locaux, j’ai autant besoin d’une tomate ronde biologique que je pourrai vendre 1,90€/2€ le kilo (ce qui suppose une variété solide à excellent rendement), qu’une andine cornue qui sera vendue 4,50€/5€ le kilo (variété fragile, au goût extraordinaire, mais trois à quatre fois moins de rendement par pied).
  • Transformer une partie de la production en confitures, bocaux de cornichons, haricots, pois, soupes.
  • Une intégration maximale au paysage, tout en produisant la plus grande quantité possible de très belles choses. Un paysan, ça fait donc vivre un territoire, en le rendant beau, certes, mais aussi en nourrissant sa population !

Croquis réalisé par ma compagne, Veronica Dall’Antonia, illustratrice (sur la photo ci-dessous), qui après un mois à m’observer travailler selon des méthodes biologiques, a trouvé que je ressemblais à ça avec mes plantes… 
Mille mercis, en passant, à elle et Rodrigue de Ferluc, compères de tous mes projets, capables de transformer la moindre de mes idées en dessin/affiche/logo (Veronica) ou à capter les atmosphères des lieux (Rodrigue, en photos et vidéo), et surtout, en tant qu’artistes, à amener de l’esprit et de la légèreté dans tout ce dur labeur et ces très longues journées de boulot! »
Distribution
  • Ventes à la ferme avec un pic en mai-juin, pendant la saison des fraises. (circuit existant depuis 30 ans)
  • Ventes sur les marchés locaux, avec un marché toute l’année, à Saint-Omer, et deux à trois marchés sur la côte d’Opale l’été. (circuit existant depuis 30 ans)
  • Nouveauté : exporter les produits transformés (à plus haute valeur ajoutée)  dans quelques grandes villes françaises et des pays voisins, comme messagers, et aussi comme bocaux sans compromis : que des éléments exceptionnels, assemblés ou non, pois, haricots, soupes, cornichons...
  • Nouveauté : travailler avec quelques beaux restaurants avec qui je travaille déjà pour la partie vins de mes activités. Leur offrir des matières premières de toute première qualité. Les bistrots et restaurants sont des vitrines de la gastronomie et de l’art de vivre à la française, l’agriculteur est (ou devrait être ?) le premier maillon de la chaîne du jambon-beurre-cornichon mangé sur le zinc d’un bistrot !

Objectifs chiffrés

Le plan de financement de l'exploitation est le suivant:

Grâce à mes pré-ventes  et le prêt Blue Bees je parviens à financer mon installation sans contracter de prêt bancaire.

Avec la croissance du chiffre d’affaires prévue, je compte embaucher progressivement d’ici à 2 ans, entre 3 et 4 personnes, selon la saison : stagiaires/apprentis, saisonniers et permanents.

 

Le chiffre d'affaires sera réalisé à 80% sur les marchés et vente à la ferme, à 20% dans les magasins spécialisés / restaurants. 70% sera généra pas la vente de légumes, 30% pour la vente de produits transformés (confitures, bocaux, soupes).

Mon activité me permettra de dégager un bénéfice de 15 000 euros la première année, ce qui permettra de rémunérer mon travail. La capacité d’autofinancement dégagé sera en moyenne de qui me permettra de rembourser l’emprunt de 15000€ sur 5 ans. 

 

A quoi va servir l'argent ?

3 bonnes raisons de me soutenir

  • Vous rajouterez un petit drapeau sur la carte de France des maraîchers diversifiés biologiques, sur une zone encore vierge ! Et cela vous permettra, si vous ne la connaissez pas, de passer un weekend  (ou plus) sur la Côte d’Opale (juste à côté, et magnifique), et venir me voir sur un marché ou au domaine.
  • Des conserves formidables dans vos armoires, dont vous connaitrez de A à Z l’origine des produits ! Je suis arrivé à ce que je fais aujourd’hui à cause d’une boîte de petits pois industriels sortie par ma mère pour préparer le repas de NOEL ! Nous ! Petits maraichers ! Incapables d’avoir des bons petits pois campagnards, gros et sucrés, le jour de Noël ?! Il y avait quelque chose à faire…Et on ne parle pas du cornichon… Travail titanesque, mais beauté de la chose dont vous profiterez.
  • Vous soutenez quelqu’un qui se remue à la fois en agissant localement, mais aussi en créant des ponts plus lointains, Europe, Asie, Afrique, Amérique... Et lorsque l’on crée des choses, aussi belles soient elles, deux choses cruciales pour faire avancer les projets: Trésorerie et Investissements !

 

A propos du porteur de projet 

J’ai 29 ans, un parcours avec plusieurs cordes à l’arc, polyglotte, amoureux des lieux avec une âme et une personnalité, cela fait quelques années que je m’implique de plus en plus sur le domaine familial, et maintenant, avec le souhait des parents de ralentir fortement, de ne garder que la culture des fraises, c’est le moment de se lancer !

  • 2014 : création de B+VINS « le comptoir des vins du vieux monde » (www.bplusvins.com) : faire connaître l’Europe, ses acteurs, ses campagnes, ses paysages, par le vin.
  • 2013-2014 : diplômé DUAD de la faculté d’œnologie de Bordeaux (ISVV)
  • 2011-2013 : export Europe pour une maison de négoce bordelaise (Allemagne, Suisse, Autriche, Hongrie, Slovaquie, Croatie...)
  • 2008-2011 : diplôme de Sciences-Po Bordeaux
  • 2008 : formation « Production de petits fruits rouges en AB », chez Jean-Luc Petit à Manosque.
  • 2006-2008 : hypokhâgne/khâgne à Lille.
  • 1987 : année de naissance, et reprise du domaine familial par mon père, premiers marchés !

 

Echéancier

Le prêt sera remboursé par trimestre sur 4 ans, avec un différé d'un an. Donc le premier remboursement interviendra le 30 décembre 2017. Le prêt sera à taux zéro pour le porteur de projet, et rémunéré à 2% pour les contributeurs grâce à nos partenaires mécènes du concours Fermes d'Avenir. Les frais de gestion de Blue Bees seront également financés par les mécènes  du concours.

 

En savoir plus

 

 

Prêter présente un risque de non remboursement : diversifiez bien vos prêts et  prêtez uniquement l'argent dont vous n'avez pas besoin à brève échéance.



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