Des légumes et de la lacto à la ferme de l’Échelette !
Un coup de pouce pour lancer l’atelier maraichage sur sol vivant et lacto-fermentation sur la ferme de l’Échelette.
Qui suis-je ?
Fabrice Métayer, 49 ans, paysan bio depuis 2009. Après avoir vécu à Marseille pendant 12 ans, je me suis reconverti à l’agriculture dans le Luberon, avec la création de la ferme collective maraîchère Les Jardins de l’Escapade.
Avec ma compagne, après cette première expérience qui nous a affermis dans notre besoin de campagne, nous avons ensuite retrouvé son pays natal, près de Saint-Antonin-Noble-Val, au coeur des Gorges de l’Aveyron, où j’ai repris une petite ferme de 15 ha.
Pendant presque dix ans, j’y ai élevé des poules pondeuses, dans des cabanes mobiles.
Mais les normes, menaces sanitaires et problèmes de viabilité économique ont eu raison de ma motivation à continuer dans cette voie et j’ai décidé, en 2023 d’arrêter l’élevage. L’idée était de faire une pause afin de prendre le temps de réfléchir à la suite.
Je décide donc de réorienter ma ferme en revenant à mes envies initiales : faire pousser de bons légumes, pleins de vitamines, et les transformer en utilisant les techniques de la lacto-fermentation, de la choucroute au kimchi. J’ai déjà testé plein de recettes où épices et herbes viennent sublimer les légumes aux goûts acidulés.
Laissez moi vous présenter un projet cohérent pour ma petite ferme
Paysan, pour être un acteur de mon territoire
Pour moi, l’agriculture ne peut se concevoir durablement que paysanne, à taille humaine et respectueuse du vivant. Être paysan, c’est aussi s’engager collectivement pour s’entraider, défendre notre modèle, ce que j’ai fait dès le début, au sein des ADEAR, de l’AFOCG, de magasins et marchés animés par les producteurs.
Je crois fermement aux circuits courts, aux initiatives locales pour sécuriser les débouchés commerciaux : je m’oriente donc vers la vente dans les magasins de producteurs de la région, la participation ponctuelle à des marchés paysans ainsi que la vente auprès d’intermédiaires comme des magasins bio.
Je compte également proposer des ateliers de découverte où les participants pourront passer du jardin, avec la récolte des légumes, à la cuisine pour la transformation puis repartir avec leurs bocaux, le tout dans le cadre magnifique de la ferme, dominant les Gorges de l’Aveyron.
L’objectif est de faire de la ferme un lieu d’échange et de partage au-delà des productions mises en place.
Petit détail supplémentaire : la ferme est sociétaire depuis le début de la coopérative Enercoop, afin d'utiliser et de promouvoir une électricité la plus verte possible et en dehors des logiques de marché.
Pourquoi l’échelette ?
C’est le nom d’un magnifique petit oiseau, le Tichodrome échelette, amateur de parois rocheuses et qui niche dans les Gorges de l’Aveyron. Il est emblématique d’une biodiversité d’une richesse exceptionnelle que notre région encore préservée permet de conserver. Ce mot désigne aussi plus prosaïquement une petite échelle, qui servait sur les charrettes pour retenir le foin juste récolté. Pour moi, ce nom représente donc l’envie de contribuer à protéger les êtres vivants, des microbes aux humains en passant par la faune sauvage, par le biais d’une agriculture à petite échelle, écologique et responsable.
Concrètement, j'en suis où ?
Avant de cultiver sur la parcelle la mieux adaptée de ma ferme, mais sans accès à l’irrigation pour l’instant, j’ai l’opportunité de prendre la suite, sur 5000 m² de bonne terre maraîchère, de collègues maraîchers qui réduisent leur activité, à moins d’un km de chez moi, sur la commune de Penne, dans le Tarn. Ces terres sont la propriété collective d’un groupe de citoyens désirant oeuvrer pour la préservation des terres agricoles, le GFA de Verdeille. Et il y a déjà un système de pompage pour l'irrigation en place.
Si tout se passe bien, je pourrais ensuite créer un bassin de collecte d’eaux pluviales sur ma ferme afin d’avoir une ressource en eau, indispensable pour les cultures maraîchères en été.
Pour démarrer ce nouvel atelier, il me faut investir dans du matériel et m’approvisionner en semences et autres fournitures afin de réunir les meilleures conditions pour la réussite de ce projet. Cette parcelle, il faut l'amender, l'équiper pour l'irrigation, protéger les cultures de l'enherbement et des ravageurs. Ensuite, pour pouvoir les transformer, j'ai déjà un labo adapté mais il me manque les équipements spécifiques pour découper les légumes et les transformer.
Le financement participatif pour que l'argent serve à créer des liens
J’ai déjà eu recours aux banques pour financer mes installations, d’abord dans le Vaucluse puis ici, en choisissant de travailler avec La Nef, la seule banque coopérative française qui ne finance que des projets en lien avec l’écologie et la solidarité.
Mais dès le départ, j’ai souhaité activer d’autres sources de financement afin de créer des liens et promouvoir un autre usage de l’argent, par le biais de prêts d’honneur dans le cadre amical puis d’un financement participatif, auprès de mes client-e-s des marchés.
Afin de limiter mon endettement et démarrer cet atelier sans la pression de remboursements de prêt supplémentaires, je souhaite faire appel à vous par le biais de la plateforme Blue bees qui défend une vision de l’agriculture en adéquation avec mon projet. Pour compléter mon besoin de financement, j’aurai recours à des prêts, dans le cadre familial et amical, et en dernier recours auprès de La Nef.
A quoi serviront vos dons ?
- Cet atelier me permettra de continuer à vivre dignement de ma ferme malgré sa taille, tout en limitant les investissements et donc l’endettement.
- Je n’utilise ni engrais, ni pesticide de synthèse : ma ferme est entièrement certifiée Agriculture Biologique depuis le début du projet. L'idée est de ne pas faire contre mais avec la nature, on n'a pas le choix, non ?
- Je mettrais en œuvre les techniques de « maraichage sol vivant » afin de préserver la vie du sol et profiter au mieux de la fertilité qu’elle offre en retour. C’est aussi un moyen de préserver la ressource en eau, de limiter certaines tâches chronophages comme le désherbage.
- Les techniques de lacto-fermentation poursuivent ce respect du vivant jusque dans la cuisine : elles représentent un moyen de cuisiner et conserver les légumes juste récoltés à parfaite maturité de manière écologique et bénéfique pour la santé, tout en permettant de découvrir de nouvelles saveurs. De la vie du sol à notre microbiote, préservons la vie et les relations complexes qui la fondent !
A quoi servira la somme collectée ?
- Avec 3500 € : Un apport massif de matière organique pour le sol : le broyat et le compost de déchets verts vont nourrir la vie du sol et permettre d’enclencher un cycle vertueux de fertilité.
- Avec 7000 € : Les bâches tissées et le matériel d’irrigation (asperseurs, goutte-à-goutte). Ces bâches réutilisables permettent de prévenir l’enherbement des cultures et préservent l'humidité du sol. Elle sont en plastique mais ont une durée de vie de plusieurs années.
- Avec 10 500 € : ça y est, on peut planter ! j'ai les semences et les plants, le tout certifié bio. Ensuite, les filets anti-insecte et les arceaux nantais, permettront de protéger les cultures, notamment les choux, sans utiliser d’insecticide. J'aurai accès aussi à d’autres techniques de protection comme l’utilisation de diffuseurs d’huile essentielle d’oignon pour éloigner les ravageurs des carottes.
- Avec 13 000 € : un coupe-légume professionnel, acheté d'occasion et les premières cuves de fermentation inox pour la transformation des légumes récoltés, avec l'aide de nos amis les microbes qui vont initier le processus de lacto-fermentation
Les dates clés
Bio express :
- 1976-1991 : enfance à la campagne, en Charente dans une ferme en polyculture élevage, mes deux parents sont agriculteurs
- 1991-2006 : études et premiers boulots en ville, d’Angoulême à Toulouse puis Marseille. Après des études en sciences sociales, je travaille dans une librairie puis à Aides, association de lutte contre le VIH/sida
- 2006 : changement de direction, envie de vivre à la campagne, fuir la ville et ses pollutions. Je me forme, fais des stages dans le domaine du maraîchage bio, notamment chez Jérôme Laplane à Roquevaire, à l’ADEAR 13 et au BPREA d’Aix-Valabre, mais aussi chez Jean-Martin Fortier, au Canada.
- 2009 : création, avec deux camarades de formation, Régine et Valérie, des Jardins de l’escapade, maraîchage bio diversifié et poules pondeuses, en vente directe, à Lauris (Vaucluse)
- 2014 : départ vers de nouvelles aventures dans le sud-ouest, avec la reprise d’une petite ferme tout près de Saint-Antonin-Noble-Val, à Cazals, sur le causse. Élevage de poules pondeuses bio.
- 2023 : arrêt progressif de l’élevage et réflexion sur mes nouvelles envies.
- 2024 : définition d’un projet de valorisation d’une bonne parcelle de 6000 m² par du maraîchage, avec la création d’un bassin pour valoriser les eaux pluviales récoltées sur la ferme. Mais les démarches administratives sont longues, compliquées et n’aboutiront pas avant fin 2025.
- 2025 : démarrage, en attendant la concrétisation du projet de bassin, sur une parcelle appartenant au GFA de Verdeille, précédemment cultivé par la famille Paupy, maraîchers bio depuis 2010 à Verdeille.
Restons en contact !
Adresse postale : 770, Chemin d'Ornano, Al Puech, 82140 Cazals
N° de téléphone : 06 88 39 87 52
Si vous souhaitez soutenir le projet sans créer de compte Blue Bees, vous pouvez nous adresser un chèque du montant de votre don à l'adresse ci-dessus.
Un virement est également possible. Demandez-moi mon RIB par mail.
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