Campagne solidaire pour la Ferme de la Blada, touchée par la FCO
Ces deux dernières années ont été difficiles pour la ferme de la Blada.
La vente directe a chuté en conséquence d’une baisse générale du pouvoir d’achat.
L’adaptation au climat devient de plus en plus compliquée avec des printemps pluvieux et des fourrages qui en pâtissent. Le désir de garder des prix convenables malgré la hausse des charges nous placent face à un défi difficile à relever.
Voici le terreau dans lequel le virus de la FCO a fait son entrée.
Quelques précisions sur ce virus de la FCO
La fièvre catarrhale ovine, appelée aussi maladie de la langue bleue, a commencé à contaminer les brebis début août 2024. Le virus nous est arrivé du sud et malgré des échanges entre éleveurs.euses à travers la France pour prévenir et prendre le temps de se questionner sur une potentielle vaccination, la maladie a atteint rapidement le troupeau.

crédit photo : Malek Bee Productions - Portrait & Underwatwer
La brebis, une fois contaminée, est très rarement sauvée, c'est quasiment 100% de mortalité. Dans notre cas, nous avons perdu 20% du troupeau. Ce virus, transmis par un moucheron, n’affecte pas les humains et n’a aucune incidence sur la qualité sanitaire du lait et de la viande. C’est certainement pour cela que le sujet est très peu médiatisé.

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Les répercussions morales et économiques sont majeures. Actuellement, le soutien de l’Etat n’est pas suffisant malgré les revendications syndicales que nous portons.

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Quelques précisions sur la Ferme de la Blada
La ferme de la Blada est un GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) réunissant 5 personnes et 2 ateliers de production : la culture de céréales transformées en farines et en pains et l’élevage de brebis laitières pour la fabrication de yaourts et de fromages. La ferme est située dans le Valromey, jolie contrée bugiste dans le département de l’Ain.
Nous cultivons des variétés anciennes paysannes sur 15 hectares (blé, seigle, engrain, sarrasin, graines de lin) que nous transformons en farines dans la meunerie puis en pains dans le fournil. Deux fournées hebdomadaires pour fournir le magasin de vente de la ferme, ouvert les mardis et vendredis après-midi, deux AMAP, un magasin de producteurices, une épicerie et un marché.


crédit photo : Malek Bee Productions - Portrait & Underwatwer
Le troupeau est composé de brebis Lacaunes et Thone-et-Marthod et a été créé il y a 10 ans. Depuis, c’est un travail constant sur l’immunité, par l’alimentation et de nombreuses cures aux plantes et minéraux tout au long de l’année, ainsi qu’une sélection du renouvellement par la santé plus que la productivité laitière.
Les brebis pâturent les deux tiers de l’année sur une quarantaine d’hectares de prairies permanentes sur lesquelles nous faisons les stocks de fourrages pour l’hiver. Les mises bas ont lieu à la mi-février et la traite démarre au mois d’avril, après le sevrage des agneaux. Nous les élevons le plus longtemps possible sous les mères, puis à l’herbe pendant 7 mois. Tout le lait est transformé, d’avril à octobre, en fromages lactiques, yaourts, feta, bleu et tome.
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crédit photo : Malek Bee Productions - Portrait & Underwatwer
Nous tentons de garantir des prix restants accessibles à un maximum de personnes tout en maintenant une rémunération juste de notre travail.
Notre organisation permet à chaque associé.e d’avoir vacances et week-end et nous gardons une vigilance forte pour mettre en lumière et travailler sur les différentes formes de domination pouvant apparaître dans une organisation collective. Nous salarions chaque année une personne qui vient compléter l’équipe et qui a pour objectif une installation paysanne en collectif, dans une logique de transmission des savoirs et des pratiques. Nos réflexions autour du collectif vont au-delà de la Blada grâce aux échanges et collaborations avec d’autres collectifs, agricoles ou non.
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crédit photo : Malek Bee Productions - Portrait & Underwatwer
Pourquoi cette cagnotte ?
La saison laitière 2024 a commencé difficilement pour plusieurs raisons : notre troupeau vieillissant, certaines brebis ont rencontré des difficultés pendant la mise bas et n’ont pas pu repartir à la traite, et des brebis sont mortes suite à des accidents en bergerie, dus à du matériel vétuste et peu adapté au troupeau. À cela s’ajoutent des choix d’élevage pour le bien être animal et humain (passage en monotraite et agnelles élevées plus longtemps sous les mères). Résultat, nous avions trop peu de brebis sur le quai de traite, peu de lait et donc une transformation fromagère très diminuée.
Afin de commencer à préparer au mieux l’année 2025, nous avons acheté au printemps 6 agnelles lacaunes dans un autre élevage et nous avons sélectionné un nombre plus important d’agnelles de renouvellement dans notre troupeau.
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crédit photo : Malek Bee Productions - Portrait & Underwatwer
Nous savions qu’économiquement il y aurait une baisse mais nous avions mis en place de quoi bien rebondir en 2025. Seulement voilà, la Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) est arrivée. Les mois d’août et de septembre ont été terribles pour toute l’équipe de la Blada. Nous avons perdu 28 bêtes, soit environ 20 % du troupeau, malgré la mise en place de protocoles de soins tant en allopathie qu’en aromathérapie, phytothérapie et des traitements préventifs pour augmenter l’immunité et faire fuir les moucherons et leurs piqûres. Nous décidons de vacciner malgré les incertitudes et les questionnements.

crédit photo : Malek Bee Productions - Portrait & Underwatwer
Nous tarissons les brebis 3 semaines plus tôt que d’habitude et prenons 2 semaines de retard sur la lutte (mise au bélier), ce qui continue de fragiliser économiquement la ferme.
À l’automne, nous décidons d’acheter 12 brebis pleines pour assurer la saison laitière 2025. Nous gardons toutes les agnelles ayant survécu et nous en mettons une dizaine au bélier quand normalement nous attendons qu’elles aient un an et demi. À ce jour, nous pensons que la prochaine saison laitière est assurée, mais la peur de l’évolution du virus reste présente, ainsi que les questions autour du vaccin, pratique utilisée pour la 1ère fois sur le troupeau en 10 ans.
Les bonnes raisons de nous aider
Le soutien de l’État est à priori insuffisant. Mais grâce au travail de négociation et de lutte syndicale de la Confédération Paysanne, une aide potentielle est prévue pour les éleveureuses ayant perdu des animaux. Quand à la base, la date de prise en compte des pertes était le 31 octobre 2024, elle a aujourd'hui été élargie (entre 1er juin et le 31 décembre). Seulement cette aide reste incertaine car nous ne savons pas si nous serons indemnisés et si nous le sommes, quand nous le serons. Cela nous pousse à faire appel à votre solidarité, bien qu’il soit politiquement compliqué pour l’équipe de la Blada de s’adresser aux particuliers pour un soutien financier.
Lorsque nous perdons un animal, il y a des pertes économiques directes liées aux soins pour tenter de le sauver, les frais d’équarrissage et la perte de production laitière.
Il y a aussi des pertes plus indirectes liées à la nécessité de racheter et de fait d’introduire de nouvelles brebis dans le troupeau venant d’une autre ferme et avec une génétique différente. Nous essayons depuis le début de la ferme et de l’arrivée des premières brebis en 2014 de prioriser le développement de la rusticité du troupeau, c’est-à-dire son adaptabilité à l’environnement qui nous entoure, résister au parasitisme et aux différentes bactéries et virus, s’adapter aussi au changement climatique. Ce travail de façonnage génétique se voit largement bouleversé à chaque perte et introduction de nouveaux animaux.
Enfin, toutes les charges supplémentaires liées à la FCO perturbent fortement l’équilibre économique de la ferme et nous restreignent dans notre capacité d’autofinancement de matériels adaptés au troupeau et au maintien de la sécurité et du bien être des brebis.

crédit photo : Malek Bee Productions - Portrait & Underwatwer
A quoi servira la somme collectée ?
Avec 3000 euros, nous remboursons l’achat des 12 brebis venues compléter le troupeau cet automne.
Avec 7000 euros, nous remboursons tous les frais vétérinaires et les produits de soins pour soigner les brebis et maintenir au mieux leur immunité face au virus.
Avec 10000 euros, nous pouvons financer des nouveaux cornadis, les actuels n’étant pas adaptés au troupeau et ne garantissant pas la sécurité des brebis pendant qu’elles prennent leurs repas.
Nous avons fait le choix de passer par Ferme d’avenir et Bluebees plutôt que par une cagnotte en ligne classique car cela faisait sens pour nous. Cette entreprise soutient les projets paysans et l’agriculture durable.

crédit photo : Malek Bee Productions - Portrait & Underwatwer
Les dates clés
2014 : Création du GAEC et achat de 30 agnelles
2017 : Construction du bâtiment, les brebis passent leur 1er hiver dans la nouvelle bergerie
2019 : La fromagerie est opérationnelle
2021 : La meunerie et le fournil sont terminés. Inauguration du magasin de vente à la ferme
Restons en contact !
Ferme de la Blada
Adresse postale : CHAVORNAY, 160 CHE DE LA BLADA, 01260 ARVIERE-EN-VALROMEY
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